Le biais cognitif – qu’est ce que c’est, à quoi cela nous sert, comment les repérer

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Le biais cognitif

Le cerveau humain assure de nombreux rôles extrêmement importants dans notre organisme. Les fonctions cognitives ou activités cognitives en font partie. Il s’agit de la capacité cérébrale nous permettant d’interagir avec notre milieu et notre entourage. 

Mais parfois, cet organe sensationnel nous induit à certaines erreurs. Son fonctionnement n’est pas parfait comme on le pense. Des études liées à son fonctionnement, appelées « sciences cognitives », nous révèlent d’ailleurs ses défauts.

Il se peut que nos décisions et nos jugements définitifs, personnels ou envers les autres, ne conviennent pas. Pour résoudre des problèmes itératifs, le cerveau établit des stratégies, plus précisément des raccourcis mentaux, conscients et inconscients. Dénommé « biais cognitif » ou distorsion cognitive, ce phénomène nous induit à mal interpréter certaines choses.

Qu’est-ce qu’un biais cognitif ?

Avant d’entrer plus en détail, il est plus judicieux de savoir ce que c’est un « biais cognitif ». Étymologiquement, le mot « biais » est une déviation

Connu depuis des années par les psychologues, le biais cognitif fait donc référence à une distorsion dans les processus cognitifs ou le traitement des informations reçues par le cerveau.

Au lieu d’être logique, rationnel et objectif, notre manière d’analyser et de comprendre la réalité est déviée systématiquement sans que nous n’en ayons conscience, ce qui entraîne une altération des jugements.

Les biais cognitifs nous aident à régler quatre problèmes :

  • Lorsqu’il y a un trop-plein d’informations,
  • Lorsque le temps de prise de décision est très limité,
  • Lorsque les données ne sont pas très précises
  • Lorsque la mémoire est aussi restreinte et que nous devons juste enregistrer l’essentiel.

Cette limite au niveau du jugement, de la perception humaine et de la mémorisation entraîne des erreurs, en termes de vision et d’argumentation. Tout le monde est concerné par ces réflexes cérébraux, qui se manifestent de manière courante dans notre quotidien, aussi bien sur le plan personnel que professionnel.

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À quoi sert un biais cognitif ?

Les biais cognitifs touchent tous les individus. À une certaine époque, ils servaient à affronter une situation dangereuse et à suivre les changements sans finir dans l’excès de confiance en soi.

Le cerveau fait usage de croyances subjectives spontanées pour agir ou raisonner sur un événement, ainsi que pour avoir des repères au sein de la société. Le risque de biais est devenu plus capital.

Les personnes qui ont conscience de cette situation seront alors capables de mieux s’affirmer face à une vague de situations qui les forcent à agir comme les autres.

Le biais cognitif peut être exploité dans différents domaines, si l’on ne cite que :

  • Le marketing, pour booster les ventes,
  • Le design d’expérience utilisateur (ux design), pour comprendre et connaître au préalable les comportements des consommateurs,
  • La publicité, pour optimiser la diffusion des messages,
  • Les sociétés de jeux de hasard,
  • Les médias,
  • La politique,
  • Les sciences cognitives, etc.

Ce concept agit également dans le secteur de l’apprentissage cognitif, en combinant l’effet de halo, qui incite le cerveau à se retenir sur la première impression, et le biais de confirmation d’hypothèse.

Quels sont les biais cognitifs ?

Les distorsions cognitives font l’objet d’une multitude d’études dans différents domaines tels que la psychologie sociale et la psychologie cognitive. L’on a pu en déduire 250 types, qui sont catégorisés comme suit :

  • Les biais sensori-moteurs ou illusions
  • Les biais attentionnels, qui sont des problèmes d’attention
  • Les biais mnésiques, qui sont liés à la mémoire
  • Les biais de jugement, comme le biais de confirmation, le biais d’ancrage
  • Les biais de raisonnement comme la dissonance cognitive, le cadrage, le biais de disponibilité (ou heuristique de disponibilité)
  • Les biais liés à la personnalité.

4 exemples de biais cognitifs

Parmi les différents biais cognitifs, certains d’entre eux se révèlent extrêmement importants pour impacter davantage les décisions.

  • Le préjugé. Très courant au quotidien, ce phénomène en psychologie découle de la signification habituelle du terme. Il peut faire différents effets à tous les individus, dont les affects négatifs qui décrivent une sensation perçue sur une personne par rapport à son groupe d’appartenance ainsi que les attitudes fréquemment négatives sur les membres d’un exogroupe.
  • Le biais attentionnel, qui indique la manière dont le cerveau traite certaines informations suivant les centres d’intérêt et les préoccupations d’une personne.
  • L’effet de contexte fait partie des aspects de la psychologie cognitive, traitant les facteurs environnementaux qui
    influencent la perception d’un stimulus.
  • Le phénomène de Baader-Meinhof ou l’illusion de fréquence, qui conduit une personne à remarquer plus souvent une chose qu’ellea vue pour la première fois.
  • Le biais négatif, qui démontre qu’une personne est plus impactée par une situation négative que positive, même si les deux ont la même intensité.
  • Le biais de confirmation, qui se traduit par une tendance instinctive du cerveau à prioriser les informations qu’il reçoit et à négliger certains points jusqu’à altérer la lucidité.

Que ce soit pour les individus ou les organisations, ces principaux biais influencent notre décision de poursuivre ou non les objectifs de changement.

Ils nous incitent à accorder plus de valeur aux choses plus familières, aux taches où l’on a investi beaucoup de temps et d’énergie grâce à l’aversion de la perte par exemple et à empêchement des actions irréversibles.

Comment lutter contre les biais cognitifs ?

Aucun moyen n’arrive à faire disparaître les quatre problèmes, que les nombreux biais cognitifs permettent de résoudre : la surcharge d’information, l’incertitude, les besoins de réagir rapidement ou la nécessité de faire le tri. Ce n’est pas vraiment dans notre intérêt de les chasser. Ils ne font pas partie des troubles cognitifs et peuvent être utiles au quotidien.

Ces fonctions cognitives sont fortement enracinées en nous. Certes, nous ne pouvons pas tout voir. Pourtant, les informations que notre cerveau a écartées ou filtrées s’avèrent parfois indispensables, sauf si vous trouvez un moyen pour améliorer le fonctionnement cognitif afin que celles-ci coïncident mieux avec la réalité. Sinon, nous adhérons au fait d’être en permanence biaisé. Le biais de confirmation permet de privilégier les données qui affirment ces idées préconçues et de nous aider à nous appréhender nous-mêmes. Les biais de disponibilité constituent, par ailleurs, l’une des stratégies cognitives pour limiter les biais.

Comment reconnaître un biais cognitif ?

Pour mieux contourner les biais cognitifs, il faut savoir les reconnaître. Lorsqu’on fait face à une situation d’urgence, d’incertitude ou est submergé par un surplus d’information, on sollicite sans être conscient des raccourcis mentaux pour décider.

Dans certains cas, ceux-ci peuvent réussir. Mais les décisions qui en découlent sont généralement basées sur des stéréotypes, elles finissent par infecter nos pensées, et induire un biais de notre sensation de la réalité. 

Les biais importants entraînent deux attitudes. La première consiste à savoir les exploiter ou essayer de maîtriser le contexte. Le second recommande certains comportements comme le travail en équipe, la prise de recul, la rigueur sur les tests utilisateurs, etc.

L’hypnose et les biais cognitifs : que permet l’hypnose ou le coaching face à ces biais de perception ?

Chacun d’entre nous a ses petits bugs et ses erreurs de perception. Les cerveaux qui apprécient les raccourcis fonctionnent comme tels. Il suffit de reconnaître le modèle cognitif afin d’éviter les erreurs de jugement. Autrement, le coaching et l’hypnose peuvent apporter des aides précieuses. Le coaching sert à sensibiliser les biais de perception et les croyances limitantes. 

Quant à l’hypnose, elle permet d’empêcher les éléments nuisibles dans l’inconscient pour ne garder que ce qui est nécessaire. À noter toutefois que beaucoup d’heuristiques sont encore très utiles au quotidien.

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